Date de la sortie
·
Temps d'activité
4h36 passées sous terre

Tannes Nevé - Cochons

Participants
  • Prénom
    Julie
  • Prénom
    Aurélie
  • 🦇 des participants externes

Arrivés au camping de l’île de Chéran la veille, après un petit-déj plutôt relaxe, les participants de l’interclubs partent pour le parking de la traversée Tanne Névé-Cochons. Quelques spéléos de plus nous rejoignent sur le parking. Tout le monde commence à s’équiper, puis on se divise en groupes un peu improvisés. Je me mets dans le premier groupe, sens Névé —> Cochons. Aurélie, Louison de Vulcains, et François des Cavernicoles rejoignent le groupe. Sur la marche d’approche, Didier et Thibaut de Dardilly nous rejoignent aussi.

On rentre dans la grotte par une entrée qui est à 3 minutes du “vrai” Tanne Névé (Tanne de glacières je pense?) et qui fait “spéléorando”, n’importe qui avec une frontale peut le faire. C’est équipée par des échelles et plateformes en métal fixes. On croise un groupe familiale qui fait une chasse aux trésors avec les enfants. À la fin de la partie speleorando, on croise trois personnes du CAF de Chambéry qui se baladent en shorts. On discute vite fait de la spéléo avant de passer des petits barreaux et le panneau disant « Fin de la spéléorando » sur le très bel équipement qu’Aurélie et Fred (des Vulcains) ont mis en place la veille coté Nevé ( équipement de Marc (scv) et Louison (Vulcains) coté Cochons).

La première partie de la traversée et un méandre descendant, assez boueux. Tout le monde remarque plusieurs fois qu’on est content d’avoir choisi ce sens. Remonter ça doit être assez chiant ! (Aurélie et les équipes parties dans l’autre sens, qui l’ont fait le jour avant, confirment !). L’équipement est nickel. Il y a qu’un seul endroit où je demande un coup de main pour faire un pas dans le méandre où c’est un peu large et très profond. Sinon, je me sens plutôt bien. L’équipe avance bien, avec Aurélie, qui connait déjà, en tête.

Après quelques petits et moyens puits, on arrive à un suivant qui est très beau et part presque directement en bas avec juste une dév. Avec mon nouveau STOP j’arrive même à profiter, à regarder au tour de moi et les lumières en bas. Je me sens beaucoup plus efficace et à l’aise pour passer les devs et atteindre les fracs décaler.

En bas de ce puits, on arrive à l’actif et c’est assez mouillé. On s’avance dans le « mauvais » côté du méandre (qui apparemment continue pendant 4h pour arriver à une salle) pour être à l’abri de l’eau. Il est vers 13h30, 2h de progression et ceux qui n’ont pas mangé à l’entrée ont faim. On décide de déjeuner débout dans le méandre.

Le premier groupe, qui est partie du côté Cochon, arrive pendant notre repas. Juste avant qu’on reparte, le groupe de désequipement Névé-Cochon, qui inclut Maria, arrive. On dit coucou vite fait, avant de partir pour la première partie du méandre.

Au début ça se passe plutôt bien. J’ai de l’énergie. Les passages sont fins mais souvent j’arrive à avancer tout droit. C’est mouillé et l’eau est froide mais j’ai mes néoprènes donc je passe tranquillement. Au début il y a plusieurs ressauts de 2-3 m chacun, plusieurs (tous?) sont équipés en fixe. Dans une salle en bas du P8, on croise un groupe qui est rentrée par Cochons. On est tous un peu fatigués, le méandre est plutôt sportif.

Thibaut a ramené un bon appareil et un flash, on en profite pour faire une petite séance photo 🤩

Après on rentre dans le “vrai” méandre.

Au début ça passe plutôt bien. J’ai de l’énergie. Les passages sont fin mais souvent j’arrive à avancer tout droit. C’est mouillé et l’eau est froide mais j’ai mes néoprènes donc je passe tranquillement.

Il y a plusieurs ressauts de 2-3 m chacun, plusieurs (tous?) sont équipés en fixe. Dans une salle en pas du P8 on croise un groupe qui est rentrée par Cochons.

Après le P8, on rentre dans le “vrai” méandre. Pendant une (très longue) heure, il n’est pas possible de marcher droit, il faut avancer par le côté. Même comme ça, l’équipement devant frôle et, parfois, le torse se coince dans le dos. C’est très labyrinthique, avec plein de virages en zigzag avec des angles de 30 degrés, ou moins ! Parfois, il faut choisir si on passe en haut ou en bas. En général, tout le monde essaie le haut, mais vers le milieu de la traversée du méandre, je n’arrive plus à me soulever à la force des bras et des épaules. Si les pieds sont trop glissants, je passe en bas, même quand ça veut dire que je traîne et tire mon corps dans l’eau (car, même en bas, parfois c’est super étroit et il faut que je reste sur le côté). Deux fois, je perds mes pieds et je fais de bonnes glissades, et je me tape le coude assez fort.

L’esprit d’équipe reste très bon. Chacun avance à son rythme, mais on n’est jamais très loin les uns des autres. Juste quand je commence à en avoir vraiment marre, on arrive en bas des puits d’entrée. Je commence à avoir un peu chaud dans le dernier P36, mais c’est trop tard pour enlever ma polaire au-dessus de la néoprène. Un aperçu du soleil me motive et j’accélère. On sort derrière une barrière, juste à côté du chemin de rando ! On discute même avec les randonneurs les plus curieux qui passent, en attendant la sortie de tout le monde. Il s’est écoulé 4 h 15 depuis notre entrée et, dans 20 minutes, toute l’équipe sera sortie. Il faut 5 minutes pour retourner à l’entrée qu’on a prise pour récupérer les sacs qu’on a laissés là-bas et 25 - 30 minutes pour arriver au parking. Pour une sortie plutôt courte, c’était bien sportif !

Publié par
Julie