Date de la sortie
·
Temps d'activité
6h30 passées sous terre

Grotte de la Courbatière (Jujurieux)

Participants
  • Prénom
    Aloé
  • Prénom
    Saphire
  • Prénom
    Jonathan
  • Prénom
    Soline
  • Prénom
    Amandine
  • Prénom
    Éléa
  • Prénom
    Loïs
  • 🦇 des participants externes

Compte rendu d’Amandine

Lorsque j'arrive au club ce dimanche, il est 8h18. Le rendez-vous est posé à 8h30, je me sens en retard. C'est pourtant la porte cadenassée du local qui m'attend. Aloé arrive quelques minutes plus tard en vélo, et est surprise d'être si en avance. C'est bientôt au tour de Saphire de faire son arrivée, qui lui fait également cette réflexion. Je sais désormais que je peux oublier ma ponctualité maladive si je veux pleinement m'intégrer ici !

Petit à petit, tout le groupe se retrouve. Aloé, Saphire, Loïs, Éléa, PO, Mathurin et moi. Manquent Victoire, absente, et Jonathan et la petite Soline que nous retrouverons sur place. Les kits s'organisent, les voitures se remplissent, direction Jujurieux ! Une petite route d'une heure et nous voilà arrivés.

Une camionnette estampée "Taupe canyon" nous enchante, les voitures de chasseurs plus loin un peu moins.

Nous profitons des rares moments de soleil auxquels nous aurons droit aujourd'hui en enfilant nos combinaisons et baudriers. La marche d'approche, décrite par Aloé comme "10 minutes un peu raides" me terrasse. Je me fais distancer, à bout de souffle, et j'arrive en haut après quelques petites pauses un peu humiliantes. Grimper sous le soleil, en polaire et combi, ça fatiguerait tout le monde non ? Non...?

Le moment tant attendu est arrivé, nous pénétrons un à un dans la grotte. Tout d'abord un peu basse de plafond, elle s'agrandit au gré de nos pas qui nous guident à travers un amoncellement hasardeux de rochers. La première descente nous attend rapidement. C'est l'occasion d'apprendre la manipulation du descendeur.

Nous descendons dans encombre et nous nous dirigeons vers la cathédrale, que nous recroiserons plus tard. Il est difficile de retranscrire la transition qui s'effectue à ce moment, entre les petits chemins sinueux et escarpés que nous avions parcouru, et qui nous mènent à cette salle aux proportions monumentales et à l'architecture aberrante. Le sol, quasiment lisse par endroit, semble lunaire. Plus haut, des concrétions aux airs de balcons drapés de blanc. Au loin, des formations de roche telles une cascade glacée. Et surtout, un plafond si haut que je peine à l'éclairer de ma frontale.

Nous dressons une bâche au sol et pique-niquons sur place. Un lieu solennel qui accueille nos discussions enflammées sur le thème du surimi.

Après avoir pris la température de l'équipe, il est décidé de se séparer en deux groupes : un qui fera un circuit plus court et l'autre qui fera la boucle prévue. À l'approche d'une étroiture, Aloé et PO nous quittent donc et rebroussent chemin. De notre côté, nous passons TOUTES sans problème cette courte étroiture. Pour la gente masculine de notre groupe, c'est une autre histoire : les deux bras vers l'avant ? Un vers l'avant et l'autre le long du corps ? Avec ou sans le casque, le baudrier ?

Je vois plus loin une fenêtre découpée dans la roche. Une main courante est installée ici, sur un mur de la cathédrale. Je vois mes camarades s'y aventurer, et, alors que je n'ai pas l'habitude d'avoir le vertige, je sens une appréhension me gagner. C'est à mon tour, je me concentre sur les prises, je sers fort les poignées de fer collées dans la roche. Sous les encouragements de Saphire, j'arrive à m'asseoir dans mon baudrier, soutenue par mes longes. Le vide autour de moi m'impressionne, mais je progresse peu à peu et je regagne la terre ferme.

Une fois ce passage aérien réalisé, Éléa et Saphire se lancent dans un mouvement d'escalade assez risqué. Il s'agit de monter les pieds et, le dos au mur, lancer une main sur une poignée métallique. Saphire décide de poser une main courante pour sécuriser au maximum ce passage. Lors de l'installation de cette dernière, un nœud lâche et elle chute.

Le temps d'isoler la partie potentiellement impactée de la corde et quelques-uns tentent la montée.

Là haut nous attendent un balcon, une étrange concrétion et une plaque mortuaire en souvenir d'un certain Roger Heraud. Le temps presse, nous sommes en retard et nous ne continuerons pas sur ce chemin. Une corde fixe nous attend pourtant, saurai-je un jour où elle aurait pu nous mener...

Nous revenons sur nos pas et, de retour dans la cathédrale, nous prenons un autre sentier. Une dernière petite descente de corde se présente et Soline se retrouve bloquée, la corde étant trop courte pour lui permettre de toucher le sol. Portée le temps de se désencorder, elle nous rejoint dans un petit vestibule argileux. Elle se pose au sol et règne d'une main de fer sur son royaume, une flaque de boue sont elle s'asperge sans retenue. Pas même Jonathan, lui rappelant la corvée de nettoyage plus tard, parvient à l'en extirper.

Pressés, nous allongeons le pas pour nous retrouver à une intersection que nous avions rencontrée à l'aller. Grimper, ramper, crapahuter, ça on a fait. Il ne nous manquait que ce toboggan pour que la sortie soit complète ! À mon tour, fatiguée, je trébuche et me laisse glisser. Saphire, sur le côté, bloque courageusement un trou de 20m de profondeur que l'on pourrait facilement emprunter durant la glissade.

Nous arrivons bientôt à la sortie et, sur le chemin du retour, j'entends Loïs nous recommander de prêter attention au changement de l'air. À raison car je sens brutalement l'air qui se réchauffe et une odeur de terre me parvient. Je me rends compte que durant ces quelques heures sous terre, je n'ai quasiment senti aucune odeur.

La marche jusqu'au parking est bien plus douce qu'à l'allée et nous retrouvons Aloé et PO déjà changés et prêts à partir.

Exténuée, courbaturée de mes deux journées consécutives d'initiation, je n'ai pourtant qu'une envie, recommencer !

Compte rendu de PO et Mathurin

Compte rendu de Saphire sur sa chute…

Sur une escalade pas simple pour les débutants je propose de poser une corde comme je l’avais déjà fais.

Je monte en libre jusqu’à atteindre une grosse stalagmite j’y commence ma main courante.

Je descend jusqu’à une concrétion qui ressort horizontalement. La dernière fois j’avais mis une sangle en cabestan et ça ne glissait pas. Là je n’ai pas de sangles car elles sont restées dans un kit qu’une seconde équipe a pris. J’essaie avec une dyneema mais ça glisse trop. Je fini par mettre la corde directement sur la concrétion. Loïs m’observe et me confirme que le cabestan en étant tiré à gauche et à droite travaillera bien. Seulement plutôt que de continuer en libre sans être attachée à la corde comme je le faisais jusque ici, et de terminer à installer la corde sur deux barreaux plantés dans la roche (censément aider à l’escalade). Je décide de me mettre en poignée chaussée sur la corde, sur le coup je me dis que je serai pas tellement décalée que ça et que je tirerai aussi sur le cabestan dans le bon sens. Seulement je ne suis pas parfaitement dans l’axe, le cabestan travaille à l’arrachement et glisse tout de suite. Je sens la corde glisser au dessus de moi puis tout se passe très vite je chute et me cogne contre la paroi sans retour au sol (la configuration de la cavité aidant car je suis tombé dans un « trou »). Au final aucune blessure à part des bleus au bout de l’auriculaire droit.

L’obstacle facile et le contexte ont contribué a baissé ma vigilance… Le fait que le point n’était pas irréprochable m’est sortie de l’esprit quand j’équipais. Si j’avais utiliser une sangle j’aurai chuté sur une moindre hauteur puisque la il y avait toute la longueur de corde pour le cabestan. En plus je n’avais pas tendu au max le segment précédent pour éviter des frottements… Au final ce point intermédiaire n’était pas vraiment nécessaire. Bon, bien sûr, l’idée même de mettre un cabestan sur cette stalactite était un peu foireuse.

Photo de la situation, à droite de Loïs on voit la fameuse concrétion ressortir.

Publié par
Amandine