- Date de la sortie
- Temps d'activité
- 7h30 passées sous terre
Grotte de la Diau
- Participants

- Prénom
- Guillaume

- Prénom
- Jonathan
- Prénom
- Soline

- Prénom
- Maxime

- Prénom
- Adeline
Après l’échec d’avril dernier lorsque nous avions du misérablement renoncé face à un débit de la rivière trop important, je suis déterminé à retenter ma chance à la faveur de la fin de l’été. Le but est d’atteindre le siphon Chevalier avec un TPST de 8h. Encore une fois, ce sera trop gourmand…
Nous passons la nuit la nuit du vendredi au samedi au camping des Combes d’Ussillon où nous retrouvons quelques spéléo lyonnais du SCV, ainsi que Saphire, qui doivent participer le lendemain à un exercice secours régional. Lever 8h, départ du camping 9h, 10 minutes de route par un improbable raccourci (merci Google !) pour atteindre le parking et et arrivée au porche d’entrée à 10h15 environ après une agréable marche d’approche dans la forêt. Le temps de s’équiper des néoprènes, il est presque 11h quand nous entrons enfin dans la cavité.
Contrairement à la dernière fois, le Lac du Rocher, situé à la sortie de la Grande Salle, et totalement à sec. Arrivé en bas de la Salle de la Carène, j’installe les deux seules cordes que nous utiliserons de toute la sortie: une C30 sur la première échelle plaquée à la paroi (une C20 suffirait, même posée en rappel) puis une C50 pour sécuriser la confortable vire qui contourne le lac Carène (équipée de broches, compter une douzaine de mousquetons pour atteindre le haut des échelles). Une C50 est assez longue pour sécuriser l’accès jusqu’en haut des échelles + faire tomber un brin permettant au retour de descendre directement sur le bord du lac, sinon, pour la seule vire + échelles une C30 suffit. La partie la plus étroite de la vire étant équipée d’une chaine en fixe, ces cordes sont facultatives si l’on est à l’aise sur les escarpements et les échelles raides.
Après cela, juste après la magnifique Salle des Piliers, nous découvrons l’actif au niveau des Pertes, plus paisible qu’en avril. Le Limnimètre, situé un peu plus loin, indique d’ailleurs un niveau d’eau à 0.1 m (contre plus de 0,7 m en avril). La Soufflerie, qui permet de shunter le 1er siphon, est une très mauvaise surprise pour Soline, visiblement pas assez bien équipée pour supporter le froid et l’humidité ambiante. Jonathan, son père, qui prévoit de l’emmener bientôt à Gournier comprend vite qu’il va falloir lui trouver une néoprène et des gants plus épais !
Nous arrivons de l’autre côté du siphon vers 13h. C’est l’heure du pique-nique et Jonathan profite de l’occasion pour enfouir sa fille avec sa bougie trois mèches sous son poncho de survie afin de la réchauffer. La petite reprend des couleurs mais la suite étant très aquatique, son père décide de renoncer et ils font demi-tour tandis qu’Adeline, Maxime et moi continuons. Vue l’heure qu’il est (13h30), nous revoyons notre objectif à la baisse: je préviens Jonathan que nous n’irons pas plus loin que la Salle du Chaos.
La suite de la ballade est merveilleuse: la rivière, qui serpente dans un large méandre haut de 15 m en moyenne, alterne entre marmites, cascades, lacs et zones plus calmes. On a généralement de l’eau au niveau des chevilles, mais plusieurs passages demandent de s’y enfoncer jusqu’à la poitrine, voir même de nager. Les néoprènes se révèlent donc essentielles. La cavité est très bien équipée: de nombreuses chaines en fixe permettent de franchir les lacs et couloirs où l’eau est plus profonde tandis que des barreaux scellés dans la paroi facilitent le passage des rares petites cascades.
Notre progression se déroule sans encombre si ce n’est la chute dans l’eau de la lampe principale d’Adeline qui refuse après ça de se rallumer ! Heureusement, sa lampe de secours tiendra jusqu’à la fin de la sortie.
Arrivés au niveau de la Voute Basse, Maxime, visiblement dans son élément, la franchit à la nage tandis qu’Adeline et moi la contournons par un shunt sur sa gauche. A partir de la Grande Avenue, la rivière se fait plus paisible. la Salle du Chaos n’est plus très loin et nous l’atteignons finalement à 15h15. Nous décidons de faire une petite pause avant de rebrousser chemin et j’en profite pour inspecter les lieux. C’est une vaste salle visiblement formée par des éboulements successifs du plafond que l’on devine très haut au-dessus de nous. L’actif circulant sous l’empilement des gros blocs qui constituent le plancher, la zone est totalement sèche. Une zone de bivouac (une corde tendue à l’horizontale et quelques couvertures de survie) est même installée en haut de la salle. Un peu plus loin, on retrouve la rivière qui continue vers l’affluent des Grenoblois et ce foutu Siphon Chevalier que je loupe encore une fois !
Nous repartons vers 15h30 et, après un trajet sans histoire, nous rejoignons le 1er siphon à 17h10. Le temps de déséquiper les cordes de la Salle Carène et de franchir les dernières salles et couloir, nous retrouvons la sortie à 18h30 où nous attendent Jonathan et Soline, bien plus souriante qu’au moment de nous séparer. Il fait encore jour, la météo est radieuse, un vrai bonheur ! Le temps de se déséquiper, il est environ 19h quand nous entamons la descente vers le parking. Retour au camping vers 20h pour une bonne nuit de sommeil.
Au finale, une très belle sortie dans cette sublime rivière de la Diau que j’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver.

Compter 35 minutes de marche d’approche par un sentier confortable.

Le porche d’entrée et la résurgence marquent, sans surprise, le contact entre les calcaires urgoniens du plateau du Parmelan et les marnes hauteriviennes insensibles aux efforts corrosifs des eaux de la Diau.

Soline surprise sur l’échelle du bas de la Salle Carène (notez la corde d’assurage qui prouve que chez les Troglos on est des gens sérieux qui nous soucions de la survie des jeunes générations).

La même en haut de la Salle Carène.

1ère mise à l’eau de la sortie.

Par la suite, ça rigolera moins…

Votre serviteur en extase devant le limnimètre et le bas niveau d’eau indiqué. La suite s’annonce bien !

La mousse du 1er siphon

Pique-nique devant le siphon. Devinez où est Soline !

La dimensions du méandre de la rivière sont impressionnantes.

Adeline éblouie par ma lampe.

Maxime devant un bel exemple d’érosion différentielle.

Superbe banc de silex noir qui ressort en relief sur les parois (à gauche au-dessus du casque d’Adeline).

La Voute Basse que seul Maxime à le courage de franchir à la nage.

Le bivouac de la Salle du Chaos et sa corde.

l’autre partie du bivouac.

La suite et le Siphon Chevalier, c’est par là !

Les belles conduites forcées fossiles avant la Soufflerie (photo obligatoire au retour !).

Mes camarades devant le Lac Carène.
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- Guillaume