- Date de la sortie
- Temps d'activité
- 13 h passées sous terre
Scialet Abel
- Participants

- Prénom
- Guillaume

- Prénom
- Julie

- Prénom
- Aurélie

- Prénom
- Maria

- Prénom
- Jonathan
Jonathan à lancé l’idée de tenter d’attendre la Rivière d’Or dans le réseau des Chuats par le Scialet Abel. C’est assez ambitieux car cela implique la pose de plus de 400 m de cordes répartis en 5 kits pour descendre la succession de nombreux petits puits qui mène à la rivière, d’autant plus que nous ne sommes finalement que 5 à relever le défi.
Pour ne pas perdre de temps le samedi matin, nous campons la veille directement sur la plateau de Fond d’Urle, à 20 minutes de l’entrée de la cavité. Merci d’ailleurs à Jonathan pour ce moment mémorable que fut le montage de sa tente, un savant casse-tête résolu grâce à un remarquable travail d’équipe !
Après une nuit plus ou moins reposante (plus pour certains, moins pour d’autres…), nous décidons de scinder l’équipe en deux groupes: Aurélie et Jonathan descendront les premiers avec deux kits tandis que Julie, Maria et moi-même resterons en surface pour ne pas attendre inutilement dans le froid.
Après 20 bonnes minutes de marche, nous trouvons sans trop de difficultés l’entrée de la cavité à la faveur d’une dépression minuscule indigne d’être appeler doline. Il est 9h30 quand Jonathan, suivi d’Aurélie, entame l’équipement du puits d’entrée. Nous autres retournons tranquillement à la voiture pour finir de s’équiper. Nous croisons alors trois autres spéléos venant de Méaudre en route pour le Scialet des Cloches situé un peu plus loin. La présence de concrétions de glace vaut apparemment le coup d’œil.
Nous entrons à notre tour dans la grotte vers 11h et rejoignons rapidement nos camarades à la base du Puits Milo que Jonathan fini d’équiper pour la seconde fois car, ayant suivi à la lettre la fiche équipement, il a attaché la C40 du puits à la précédente ce qui fait qu’il lui a manqué 5 mètres pour en atteindre le fond à la première tentative !
Aurélie, secondée par Jonathan, prend la suite de l’équipement tandis que nous attendons tranquillement en amont. Nous en profitons pour tester toutes les possibilités d’habillage avec les ponchos de survie MTDE (voir photos).
Une fois en bas du Puits du Changement, c’est au tour de Maria de s’atteler à la tâche tandis que je l’accompagne. Nous commençons par ignorer royalement l’équipement du Puits Franco-Belge, un étroit conduit vertical qui se franchi aisément en opposition, ce qui fait que nous ne l’identifions même pas en tant que tel. La suite est plus compliquée: Maria loupe deux spits essentiels pour la descente du Puits de l’Espérance. Je les rate de même en descendant à sa suite et, devant l’horrible frottement qui se profile, je me résigne à installer un fractionnement en utilisant un spit de déviation doublé du plus gros AN que j’ai jamais vu (merci la sangle de 4 mètres). Heureusement, Aurélie trouvera finalement ces deux p…… de spits et ajustera le tout en conséquence.
Arrivés en haut du petit Puits Pète ton Foret nous avons la désagréable surprise de constater l’absence de la C8 normalement installée en fixe car indiquée en rouge dans la fiche d’équipement. La bonne nouvelle: j’ai quand même pris une C8. La mauvaise: c’est pas assez long… il faudrait au moins une C12 pour sécuriser la tête de puits avec une main courante digne de ce nom. Tant pis, dans l’immédiat on fait sans main courante. Par la suite, Julie installera une corde plus longue pour parfaitement sécuriser l’obstacle.
Nous nous regroupons tous les cinq en bas de ce dernier ressaut où chante un petit actif. Nous voilà arrivés dans la section horizontale notée sur la topo comme Galerie de la Marne. Il est 17h passées et nous actons l’abandon de l’objectif initial. Nous décidons néanmoins d’aller voir à quoi ressembler le peu attrayant Boyau Nutella tout en laissant sur place les deux derniers kits de cordes. Heureusement, cette courte étroiture s’avère plus mouillante que salissante.
La jolie salle qui suit directement le boyau marque le point final de notre périple à -124 m. Aurélie profite des jolies concrétions qui l’agrémentent pour jouer avec sa lampe UV. Le résultat est saisissant: plusieurs concrétions se parent d’un vert fluo maléfique ! Comme d’habitude, on doit faire demi-tour lorsque ça devient beau…
Une fois de retour au début de la Galerie de la Marne nous marquons une pause pour manger tout ensemble avant d’attaquer la remonté vers 19h. Je déséquipe le matériel installé par Maria tandis que Jonathan fait de même avec la section d’Aurélie et cette dernière finit de déséquiper les premiers puits de la cavité vers 22h30.
Malgré l’heure tardive, Jonathan, Aurélie et Julie décident de rentrer sur Lyon le soir même tandis que Maria et moi restons pour une seconde nuit. Aucun regret, la météo splendide du lendemain nous offre un cadre idéal pour un nettoyage en rivière.
Une belle sortie au final mais il nous aura manquer 2/3 heures et un peu plus d’expérience pour attendre cette mystérieuse Rivière d’Or tant convoitée… à charge de revanche !

Sur la photo, devinez qui à passé une nuit de merde ?

Il fait encore un temps à aller sous terre…

L’entrée est située un peu au-devant de cet arbre solitaire.

Devant l’entrée, la motivation personnifiée !

Deux membres de la deuxième équipe tout en armure, au moment de rentrer dans le scialet.

il parait que les Andalouses, même loin de leur soleil natal, ne perdent jamais le sourire.

Blague annulée…

Attente dans la joie, la bonne humeur et le poncho de survie.

Le boyau Nutella et son équipement dernier cri pour éviter la boue.

Oh, la belle verte !

Couleurs irréelles en ces lieux.

“Les gens, ça commence à être sympa, il est temps de faire demi-tour !”
- Publié par
- Guillaume