- Date de la sortie
- Temps d'activité
- 11 h passées sous terre
Grotte de Gournier
- Participants

- Prénom
- Maria

- Prénom
- Jérémy
On commence la petite aventure avec une marche d’approche à tout confort : accueil avec magasin souvenirs, cafétéria et un bon paquet de touristes qui regardent, à minima avec de la curiosité, aux deux spéléologues full équipés avec des sacs de matos qui pendouillent partout. En arrivant au magnifique lac d’entrée on croisse un groupe avec un guide qui nous propose de nous traverser le lac en bateau (bon, en vraie c’est moi qui pose la question en rigolant, et le guide tout sympa nous propose), mais nous, comme des vraies guerriers, refusons pour traverser à la nage (décision que je regrette instantanément en touchant l’eau). Néanmoins, la journée est bien chaleureuse, et le froid qui sort de l’entrée de la grotte est bienvenue pendant les premiers minutes… jusqu’à que je plonge dans l’eau (ne pas oublier de fermer complètement la capuche du Néoprène).
Je loupe mon opportunité de pratiquer mes nouvelles connaissances en équipement parce que le guide nous a laissé posé la première main courante, qui donne accès à l’énorme et impressionnante galerie d’entrée… et à partir de là commence une éternelle marche de plus d’une heure dans cette fantastique galerie avec quelques très belles concrétions (mais rien à voir avec ce qui nous attend), et avec le plaisir d’apprendre qu’est-ce que c’est marcher avec un Néoprène (pas recommandé mais au moins je n’avais plus froid).
Finalement on trouve la voie d’accès à la rivière sous terrain, et à partir de là il commence une succession de formations, des cadeaux pour les yeux et pour l’âme, absolument magnifiques. Des eaux cristallines, petites cascades, passages rocheux que j’ai du mal à décrire avec des mots (surtout moi, qui manque vachement de vocabulaire en français). Si bien la cristallinité des eaux peuvent nous faire croire qu’on est au caraïbe, je vous assure que la température nous ramène tout suite au sous sol Français : complètement trempés, il faut pas trop s’arrêter si on veut éviter l’hypothermie (donc on mange en 5 min et on continue !). On progresse pas super rapidement, en contre courant, et je mets 150 ans à installer une main courante qu’on aurai pu tranquillement s’épargner pour la progression. On remonte quelques cordes (pas toutes en super état), on avance, on remonte… mais le temps commence à courir et il faut faire demi tour si on veut sortir a l’heure prévue : on a réussi à arriver quelque part autour de la salle Gautier (je crois, je reste nulle avec les noms et les repères), sachant que l’objectif était l’aquagalerie (qui était encore à 200mil km, donc impossible d’y arriver, peut être c’était un tout petit peu ambitieux comme objectif).
Donc on fait demi tour, et on repasse par tous ces magnifiques endroits beaucoup plus rapidement parce qu’on descend, en faisant des photos mentales partout pour garder en souvenir éternel ce bijou de la nature… jusqu’à qu’on arrive à nouveau à la grand galerie. Si a l’aller c’était longue, au retour c’était juste infinie. Mais on arrive à sortir même une heure avant l’heure, heureux, fatigués et prêts pour bière qu’on a jamais pu prendre parce qu’il n’avait rien d’ouvert.
- Publié par
- Maria