Date de la sortie
·
Temps d'activité
8 h passées dans l'eau

Pissarde (partie aval)

Participants
  • Prénom
    Aloé
  • Prénom
    Mathieu
  • 🦎 des participants externes

CR d’Éva :

Pour échapper à la canicule, certain.e.s choisissent de faire un plongeon en piscine ou dans un lac du coin. De mon côté, j’ai préféré m’essayer au canyoning, une nouveauté totale pour moi. Pour cette initiation, on est 2 participant.e.s et 2 encadrant.e.s. De mon côté, j’ai voulu de la verticalité, mais peu d’eau profonde, et le lieu a été parfaitement choisi par l’équipe.

Après s’être garé.e.s, on se prépare. Enfin, surtout les encadrant.e.s : je les regarde prendre des dizaines de mètres de corde en me demandant si on va vraiment avoir besoin d’autant (spoiler : oui). Je reste dans ma zone de confort pour le début de l’aventure : un bout de rando pour monter à notre point de départ. Une fois avoir mis le matériel prêté par le club, et avoir écouté les informations essentielles, on se lance dans le parcours de la Pissarde avec le groupe.

Les premières cascades sont petites et faciles à descendre ; c’est parfait pour s'initier aux gestes de base et aux sensations avant de s’attaquer à plus difficile. Mon expérience en via ferrata et accrobranches m’aide bien pour retenir les nœuds et gestes de base. Par contre, descendre des cascades, c’est nouveau et peu naturel pour moi, mais les encadrant.e.s m’aident à me familiariser avec, petit à petit. Chaque cascade a ses spécificités, ses propres défis, et c’est hyper stimulant. Même sans beaucoup avoir le vertige, il y a des moments qui me font sortir de ma zone de confort.

La partie marquante du parcours pour moi, c’est une succession de petites cascades, de toboggans et de piscines ; une partie très fun qu’on peut descendre rapidement. Pour quelqu’un qui débute, le parcours de la Pissarde est long mais il y a des échappatoires dans les points clés, notamment avant la dernière cascade qui fait plus de 50 mètres de haut. Je choisis d’ailleurs de le prendre. Je termine le parcours en regardant le reste du groupe descendre d’en bas et je prends de belles photos (ce qui est la raison officielle de mon départ précoce, évidemment).

CR d’Aloé :

Mon père vient pour quelques jours à Lyon. C'est grâce à lui et ma mère que je baigne dans le canyon depuis tout petit, donc je savais que je voulais l'emmener dans un canyon au début de son séjour. On avait aussi prévu une sortie spéléo avec quelques amies à moi plus tard dans la semaine. Mathieu avait accepté d'être cadre pour les deux, à condition… que je m'occupe de l'encadrement ! 😅

La veille du jour dédié à la Pissarde, mon père a une grosse douleur à la hanche. On annule la sortie, puis on fait évoluer les plans de la sortie spéléo : équipe plus réduite, puis finalement transformation en sortie canyon : on repart sur la Pissarde !

Nous sommes donc 4 dans la voiture. Mon père ne connait presque que les canyons de Guara, il découvre donc le fait d'être dans une forêt de feuillus, et j'ai hâte de l'emmener à la cascade finale ! Pour Eva, c'est la découverte totale et je suis ravi de l'emmener là pour une initiation !

On se gare au parking du bas et on attaque la marche d'approche. Dis donc, ça monte bien, surtout avec la C70 sur le dos ! On pique nique avant d'entrer dans le canyon.

J'équipe la première cascade pendant que Mathieu réexplique comment fonctionne une main courante puis le rappel. Ça fait un mois et demi que j'ai pas été en canyon et je le sens, c'est tout rouillé ! Mais ça revient vite, heureusement.

Mathieu et moi alternons l'équipement et nous rattrapons un groupe. On laisse mon père équiper la suivante, avec des techniques modernes. Lui aussi a besoin de s'y remettre doucement, il n'a fait ça qu'une fois en gymnase (ce que Mathieu me rappelle gentiment quand je suis un peu brusque avec mon père qui installe une main courante de manière très approximative).

Après quelques cascades, on retombe sur le groupe. Mathieu est impatient et descend en rive droite, en auto-moulinette sur un arbre. De mon côté, j'attends que le groupe soit descendu pour envoyer mon père équiper la main courante. Ça se passe beaucoup mieux que la première !

Encore quelques cascades et Mathieu me propose d'installer un rappel guidé. Ça ne m'enthousiasme pas trop mais il faut travailler. On se refait le déroulé ensemble en haut de la cascade et je descends. J'installe mon SAR, mon ATK et je commence à tendre. Mais de toute évidence, quelque chose ne marche pas. Je comprends pas quoi, je fais ce qu'on a convenu et pourtant, Mathieu s'agite pour essayer de me faire comprendre ce qui ne va pas. Ça m'énerve, je le laisse changer l'installation et je tends un peu. La suite montre que ce n'était clairement pas assez tendu puisque la corde frotte plus que sans le guidé… Je ronchonne pendant qu'il essaie de m'expliquer puis il abandonne devant mon air saoulé (désolé encore Mathieu).

La bonne humeur finit par revenir et on enchaîne les cascades. Éva finit par dire qu’elle commence à fatiguer : elle ne fera pas la cascade finale, elle a peur de ne pas apprécier. C’est vrai que le canyon commence à être long ! On la laisse à l’entrée (ou sortie) intermédiaire et on lui explique comment aller nous attendre au pied de la cascade. Puis on continue à 3. Un groupe nous passe devant pendant qu’on réfléchit au plan avec Mathieu. Ils prennent un peu de temps donc on attend (pas très patiemment), on discute un peu, on s’échange des tips…

Mathieu équipe le premier relais et je descends jusqu’au deuxième. Il y a un peu de vent donc les coups de sifflet sont très difficiles à entendre, heureusement qu’on s’est mis d’accord sur le déroulé avant. Mon père me rejoint, je l’aide à passer sur la corde suivante (une première pour lui qui n’a jamais fait de verticale fractionnée !). Il descend jusqu’à la cassure de la cascade puis je le débraye jusqu’en bas. Mathieu me rejoint, on met à jour les plans : on devait faire un débrayable du bas mais on en a plein les pattes, on veut faire au plus simple. Du coup on utilise tous les deux le deuxième relais intermédiaire juste au niveau de la cassure.

On est enfin toustes en bas, on peut manger le gouter l’apéro et se remettre en route pour Lyon, où on finit toustes ensemble autour d’un plat de pâtes au pesto !

Publié par
Aloé