- Date de la sortie
- Temps d'activité
- 18 min passées sous terre
Paco Naya
- Participants

- Prénom
- Aloé
Depuis que j'ai commencé la spéléo, je montre à tout le monde cette photo de moi sous terre à 6 mois.

Du coup, ça fait quelque temps que j'ai envie de retourner dans cette cavité, même si je sais qu'elle n'est pas DU TOUT intéressante. J'ai épluché un blog tenu par un local qui a fait un article détaillé sur cette grotte, et j'ai réussi à convaincre les ami·es avec qui je suis en vacances d'aller chercher l'entrée. Armé de mon GPS et de photos aériennes, on se met en route.
Deux heures de marche d'approche en plein soleil plus tard, j'arrive pas loin du point GPS. Il va falloir tracer au milieu des buissons pour arriver dessus. J'abandonne mes potes et le chien sur le bord du chemin pour leur épargner les griffures sur les jambes et les bras. Je trouve le trou ! Ainsi qu'un cairn, puis un autre. Je les suis pour retourner à la piste, et je me rappelle des conseils de mon père (“il faut aller jusqu'au chêne en haut de la montée, avant que la piste ne tourne, et ensuite seulement s'aventurer dans les buissons”). Effectivement, le sentier est plutôt tracé, comparé au trajet de sanglier que j'ai suivi.
On arrive donc à quatre au trou. J'installe un SAR et une corde sur un arbre pour descendre, mais elle ne sera finalement pas du tout pratique à cet endroit-là. Je la change de côté du trou et c'est bien mieux. Une première amie descend, on visite les premiers mètres avant de remonter. Un peu d’oppo et je suis sorti, par contre mon amie a beaucoup plus de mal ! Heureusement, j'ai prévu la microtrac, qui lui permet de sortir plus facilement.
C'est ensuite le tour des deux autres. Le premier descend aisément mais lae suivant·e a le vertige. On lae guide une prise après l'autre et iel arrive en bas !
On explore quelques mètres dans la cavité, armés d'une lampe de téléphone. On trouve un squelette qu'on a du mal à identifier dans la pénombre (je pense chevreau, d'autres pensent lièvre). Je montre les concrétions que j'arrive à trouver : des draperies de 3cm de haut et des semblants de fistuleuses. Pour continuer, il faut se mettre à quatre pattes dans la boue, on décide de faire demi-tour.
Je sors, puis la microtrac sert de nouveau pour les deux autres. On range toutes les affaires, et on prend le chemin du retour. Il est beaucoup plus ombragé qu'à l'aller, ce qui est bien agréable !
- Publié par
- Aloé