Date de la sortie
·
Temps d'activité
3h30 passées dans l'eau

Encanaux

Participants
  • Prénom
    Aloé
  • Prénom
    Mathieu

Pour clôturer l’année 2025 et commencer 2026, Mathieu et moi prévoyons quelques jours de canyon aux alentours de Marseille.
Pour ce premier jour, nous avons choisi les Encanaux, un canyon pas trop engagé pour nous remettre dans le bain. Par contre, je parle de bain mais pas question de se mouiller, il fait trop froid pour enfiler une néoprène !

On se rend sur le parking aval dans le village d’Auriol. Le soleil est sorti mais il fait à peine plus de 0°C, on se couvre bien pour affronter le froid.
Au bout de quelques minutes de marche, nous passons sur un pont qui enjambe le ruisseau des Encanaux. Sauf qu’il coule, et pas qu’un peu ! C’est le moment de se poser plein de questions sur la suite de la journée… Heureusement, Mathieu connait un local et utilise donc le joker “appel à un ami”. Celui-ci nous rassure, il y a deux résurgences un peu en amont du pont, mais au-dessus de celles-ci, le lit du ruisseau devrait être absolument sec.
Nous pouvons donc repartir l’esprit (un peu plus) tranquille. La marche d’approche est très belle, une randonnée qui vaut le coup en elle-même. Mais elle monte pas mal, et avec toutes nos couches, on attrape vite chaud ! Heureusement, on croise souvent des zones ombragées où le sol est encore gelé : en moyenne, il fait bon 🥶🥵🥶🥵.

On comptait entrer par la grotte indiquée par la topo, mais on n’a pas été assez attentifs sur le nombre de Y rencontrés sur le chemin, et on entre un peu au hasard dans le canyon, juste au-dessus de la C17. En bas de celle-ci, on se retrouve dans une cuvette et il faut grimper un peu pour atteindre le relais suivant. Mes chaussures de randonnée accrochent bien la paroi et je n’ai pas de difficultés à sortir de là. Par contre, les baskets de Mathieu accrochent beaucoup moins. Heureusement que je réalise qu’il y a une corde à nœud qui avait basculé vers l’aval et qui, une fois remise du bon côté, l’aide vachement !
Mathieu s’occupe de la cascade suivante, une C17. Il installe son auto-moulinette pour s’approcher du vide et installer une main-courante. Pour l’instant, il ne voit pas de relais, mais ça va venir. Il bascule de plus en plus dans le vide jusqu’à se rendre à l’évidence : le relais est là où il a installé son début de main-courante. Il décide de descendre jusqu’en bas, la corde étant globalement assez longue. Il arrive tout juste en bas, et c’est mon tour. Plutôt que de modifier le montage, je descends à double. Mathieu attache les deux extrémités de la corde pour qu’il n’y ait pas de risque qu’un brin coulisse et pas l’autre, ce qui me mettrait en danger. Je n’aime pas particulièrement la situation mais j’arrive en bas sans encombre.

On va ensuite marcher en fond de ravin pendant longtemps. Le soleil n’arrive pas souvent jusqu’ici, et le sol est parfois verglacé. On progresse aussi vite qu’on le peut tout en équipant le plus d’obstacles possibles. Ça fait un moment que les rayons du soleil ne nous éclairent plus et je commence à trouver le temps long. Arrivés juste avant la baume, on peut utiliser une corde à nœud pour descendre un ressaut : c’est le moment où j’en ai marre de travailler et où j’ai envie de rentrer dormir ! Alors on arrête d’équiper tout ce qu’il est possible d’équiper et on avance.
On décide de ne pas aller voir le gouffre des Encanaux, même si la perspective d’allier canyon et spéléo nous plaisait bien. On aura quand même besoin d’allumer les armyteks sur la fin du canyon, la nuit tombant. On arrive enfin à la voiture et on se met en route dans l’espoir de trouver un restaurant pour se réchauffer et fêter mon anniversaire !

Publié par
Aloé