- Date de la sortie
- Temps d'activité
- 3h42 passées sous terre
Grotte de la Diau
- Participants

- Prénom
- Guillaume

- Prénom
- Torii
- Prénom
- Sébastien
À la suite de la traversée Trois Bêtas - Diau réalisée en interclub en septembre 2025 est née mon obsession de retourner visiter la rivière de la Diau que j'avais trouvée magnifique. Hormis une petite pluie la veille, le beau temps qui persiste tout du long de la semaine me conforte dans l'idée qu’y retourner un 18 avril est une bonne idée et j'arrive même à convaincre Sébastien puis Torii de m'accompagner. Notre objectif : remonter la rivière jusqu'à l'intersection avec l'affluent des Grenoblois où l’itinéraire depuis la Tanne des Trois Bêtas rejoint le collecteur et peut-être même persévérer jusqu’au siphon Chevalier. Mon but est également de noter l'équipement en place et les possibles difficultés pour de futures sorties de type initiation. La fiche d'équipement indique de prendre des cordes de 50 m pour équiper les quelques vires situées peu après l'entrée, nous partons donc avec une unique C50 du club ainsi que la fine corde de secours de 40 m de Torii (nous n’utiliserons aucune des deux).
Nous arrivons au parking situé en fonds de vallée un peu avant 10 h et décidons de nous équiper directement de nos néoprènes avant de prendre le chemin vers le porche d'entrée que nous atteignons après 30 min de marche sur un agréable sentier. La vue est grandiose : une immense série de falaises que l'on devine monter jusqu'au plateau du Parmelan percée à sa base d’une multitude de galeries qui donnent probablement toutes accès à la Diau. La plus grande, un vaste porche plus large que haut consiste l’entrée principale ainsi que la résurgence de la rivière souterraine.
Après les ultimes ajustements, nous pénétrons enfin dans la cavité vers 11h pour rapidement déboucher dans la Grande Salle d’entrée, un vaste chaos de blocs gigantesques à la droite duquel nous retrouvons l’actif. Le niveau d’eau me semble d’emblée plus élevé que dans mes souvenirs ce que la suite ne fera que confirmer. Après avoir traversé le chaos par la droite au-dessus de l’actif, nous quittons ce dernier en se hissant sur l’un des gros blocs au fond de la salle pour amorcer la traversée de la 1ère vire. Située en rive gauche, celle-ci est équipée en fixe d’une corde en bon état doublée d’un câble métallique et de nombreux barreaux et pédales métalliques permettant de progresser hors-crue le long d’une grande galerie haute de plafond et totalement inondée. Nous rejoignons au bout de la galerie la vire de la rive droite qui se prolonge en hauteur pour atteindre l’échelle souple plaquée à la paroi qui donne accès à la salle Carène. Nous lui préférons une courte corde à nœuds qui permet d’accéder plus rapidement à l’échelle. Un relai chaîné en haut de l’échelle permet de poser une corde afin de monter en tout sécurité. La salle Carène s’offre alors à nous : un petit lac clair qui se contourne par une seconde vire (vire du Dr Favre) en rive gauche qui n’est pas équipée en fixe et qui permet d’atteindre une nouvelle échelle métallique. Là encore, les amarrages permettent la pose d’un rappel. Nous quittons donc la zone en prenant pied dans une vaste galerie globalement sèche et où nous abandonnons nos baudriers. Nous les regrettons rapidement en découvrant une troisième vire heureusement équipée de solides chaines, comme tout le reste de la cavité à partir de ce point-là et qui permet d’enjamber un nouveau lac.
Nous atteignons ensuite la très reconnaissable Salle des Piliers, toute en longueur, au bout de laquelle nous retrouvons la rivière avec la cascade des Pertes qui disparait sous nos pieds dans un raffut assourdissant. Aussi surpris qu’impressionnés nous restons un instant à l’observer. Le débit semble très important et le doute s’empare de nous quant à la suite de la visite. Nous décidons néanmoins de continuer en contournant la cascade par la gauche pour longer la rivière qui coule furieusement à nos pieds. Nous découvrons alors un limnimètre gradué qui marque l’entrée dans le lac de la Tortue. Sébastien note que le niveau d’eau oscille entre 60 et 70 cm et, après quelques instants d’hésitation, nous décidons à nouveau de continuer tout en actant l’abandon de l’objectif initial.
Nous quittons à nouveau l’actif en pénétrant dans une jolie conduite forcée qui mène à la galerie de la Soufflerie qui permet de contourner le 1er siphon. Une fois de l’autre côté, nous choisissons de faire la pause déjeuner. Il est 12h et le débit de la rivière, toujours aussi fort, continue d’éroder notre volonté à poursuivre notre périple. Avant de repartir, j’aligne même au bord de l’eau une série de petits cailloux en guise de niveau de référence.
Notre progression ralentit alors fortement car nous pataugeons à présent pleinement dans la rivière, le courant nous obligeant à redoubler de précautions au moindre pas. Peu rassurés, nous remontons ainsi plusieurs petites cascades qui imposent de se mouiller jusqu’aux épaules. Un ultime rapide de la rivière à raison de notre volonté et, après quinze mètres de plus à lutter contre la rivière, nous faisons finalement demi-tour.
De retour au siphon quitté une vingtaine de minutes auparavant, nous retrouvons mes petits cailloux au bord de la noyade… Enfer à repasser ! l’eau est en train de monter ! Notre impression est confirmée quelques minutes plus tard par le limnimètre qui indique à présent un niveau à environ 75 cm. Sans nous attarder nous continuons notre marche de retour et sortons finalement de la grotte vers 14h45 en empruntant une galerie parallèle au porche d’entrée.
Conclusion: mieux vaut éviter le printemps et la période de fonte des neiges pour s’aventurer dans cette grotte, la période estivale et septembre/octobre semble plus indiquée, “I’ll be back” donc !
P.S.: le niveau mesurée par le limnimètre du lac de la Tortue (multiples CR du SGCAF de sorties passées dans la Diau) montre une certaine corrélation avec celui de la rivière de la Fillière enregistrée à la station d’Argonay (https://www.hydro.eaufrance.fr/sitehydro/V1225010/fiche) —> seulement basé sur 10 point de mesures, à considérer avec beaucoup de prudence !

Les copains, tout sourire à l’entrée.

La cascade des Pertes dans les embruns.

“Tu vois là-haut ? Et bien c’est là qu’on va !”


On regarde bien où on met les pieds.


La belle conduite forcée précédent la Soufflerie.

De l’autre côté du siphon.

Accès à la Soufflerie sur le retour.

0,75 m… c’est visiblement un peu trop !

Les derniers pas dans l’eau avant la sortie.

L’échelle d’accès à la salle de la Carène qui peut paraitre impressionnante.


Retour à l’air libre et poses héroïques devant le vaste cirque de la Diau.

- Publié par
- Guillaume