- Date de la sortie
- Temps d'activité
- 12h30 passées sous terre
Scialet Robin
- Participants

- Prénom
- Saphire
- 🦇 des participants externes
Grosse sortie pour le dernier week-end du stage perf.
Ce week-end, le programme de sortie est souvent chamboulé à cause des conditions météo (présence et fonte de la neige). Certains groupes, à cause de la neige, ne peuvent pas accéder à leur cavité le samedi et les équipes de dimanche sont refaites. Malgré les changements de programmes je reste, pour mon plus grand plaisir et comme prévu initialement, sur le scialet Robin avec Alix et Mathéo. Et pour une grosse sortie car nous avons la permission de minuit et décidons d’aller nous promener dans la cavité jusqu’au fond (enfin jusqu’à la grande coulée de calcite à -180 pas le vrai fond à -231 côté puits des assiettes) pour un TPST estimé à 12h.
La cavité est à deux pas de la route et la route à deux roues du gîte ce qui est extrêmement pratique ! Surtout quand on sort à 23h !! Après préparation des kits et révision des nœuds de jonction nous décollons. Nous arrivons rapidement et rejoignons rapidement le trou où nous y entrons à 11h30.
Alix équipe du P20 d’entrée jusqu’au ressaut avant le P140 où je prend la suite. Je fais ma première jonction de corde plein vide car il me reste pas assez pour descendre jusqu’à la première margelle et que Mathéo veut qu’on économise la corde au max.
Ensuite Alix équipe la première vire du P140 car Mathéo veut voir comment, Alix qui a peur du vide, se débrouille…
Je continue l’équipement du P140 : la vire, le mini ressaut, la dernière vire puis plein pot premier frac avec jonction, deuxième frac puis je continue…
Lorsque j’arrive au moment où je devrais trouver un dernier frac, là où je commence à vraiment me prendre de l’eau, je ne trouve qu’un seul point !! Je cherche je continue de descendre toujours rien.. Je commence à prendre l’eau et j’aime pas du tout ça ! En plus je vois plus rien avec mes lunettes.. Je suis un peu désespérée alors je prend la décision de remonter et laisser Mathéo équiper la fin. S’en suit un moment fort agréable où je dois mettre mon pantin sous l’eau, ayant oublié de le mettre alors que j’équipais duh. Je remonte et laisse Mathéo continuer. Clairement pas une décision très maligne car je me serais en fait moins fatiguée si j’avais fais comme Mathéo qui n’a pas trouvé non plus trouver le dernier frac et qui est allé directement penduler jusqu’à la lucarne. Et en fait rétrospectivement, en relisant certaines fiches d’équipement, il est marqué que le dernier est “dur à trouver” et se situe" “sur la droite derrière l’écaille”. Des FE d’équipements plus anciennes indique seulement 2 frac et une plus récente trois (ce que j’avais en tête) mais dans tous les cas le derniers frac et au niveau de cette écaille. Dernier frac que l’équipe de la veille n’avait pas trouvé non plus, décidément !
Bon équiper tous ces puits prend du temps et c’est avec beaucoup de soulagement qu’on arrive enfin dans la partie horizontale de la cavité ! Il est 17h30, cela fait 6h que nous descendons et nous n’avons toujours pas manger notre repas de midi :(
On attend encore d’être à la salle blanche pour manger. Une fois nourrie et un peu réchauffée avec le poncho et j’ai moins la flemme de repartir !! On se réchauffe vite dans les galeries de cette partie de la cavité beaucoup plus sèche et chaude (en tout cas moins de courant d’air). Mathéo propose d’aller voir la paléo-salle et le puits des assiettes sur le chemin du retour mais ce sera bien assez de faire l’AR jusqu’à la Grande coulée.
Le parcours est un peu paumatoire car il y a des départs dans tous les sens, notamment dans le labyrinthe, mais quelques rubalises et catadioptres indique le chemin. Et dans notre situation Mathéo connaît bien le cheminement. On parcourt assez rapidement les galeries et on arrive vite aux soldats de calcites et gour des soldats absolument magnifiques !! Ces concrétions valent la peine de descendre jusqu’ici! La suite est aussi très jolie l’escalade des choux-fleurs et le méandre de la neige porte bien leurs noms et sont très concrétionnés d’une multitude de minuscule cristaux d’aragonites et de gypse qui forment comme une neige sur la roche.
Attention aux chauve-souris, il y en avait encore beaucoup tant au niveau des puits qu’en bas et elles se mettent de partout : sur des prises de mains, au niveau des genoux ou dans le passage des kits. Il faut faire très attention !
On atteint la grande coulée à 18h38 ! Après concertation nous décidons que Mathéo déséquipera le P140 et que chacun chantera et criera “J’AIME LA SPELEO !” en passant le pendule sous l’eau . Nous entamons la remontée à 20h15.
Je pars devant la première mais j’en oublie de chanter et j’entend juste des “AAA IIII RREE ANNNEUHH” censés me le rappeler. Au final je me surprend à remonter assez rapidement le P140, j’essaie de ralentir pour pas attendre trop longtemps les autres lorsque je devrai reprendre le déséquipement mais je suis trop rapide… Je me pose un peu plus au sec dans le ressaut avant le P140 et c’est l’occasion de me rendre compte que j’ai pas de jeux sur mon téléphone 🤔. Bref une demi-heure plus tard Mathéo et Alix me rejoigne. Mathéo me demande comment je me sens et bien à ma grande surprise en pleine forme ! La remontée m’a requinquée ! Je déséquipe les puits et ressauts jusqu’à que Mathéo m’attende à la base d’un puits (P13) et m’annonce que je vais le décrocher avec ses deux kits car je suis trop en forme !! Il est 22h, ça fait 11h que je suis sous terre mais je réussi à décrocher 90 kilos 🥵. Mais bon le plus dur reste à venir je dois déséquiper une vire de la mort sur laquelle je galère à me positionner (c’est un point que je dois encore perfectionner !).
La suite se passe tranquillement et je sors vers 23h30, alors que les autres m’attendent dehors, après 12h de TPST.
On rentre au gîte où Maël nous a préparé un délicieux repas !! 😋
- Publié par
- Saphire