Date de la sortie
·
Temps d'activité
10 h passées sous terre

Grotte du Guiers-Mort

Participants
  • Prénom
    Saphire
  • Prénom
    Hélène
  • Prénom
    Jonathan
  • Prénom
    Aurélie

En vue du berger, Aurélie Jonathan et moi voulons faire une sortie un peu plus conséquente et viser 10h de TPST et/ou -200m. Les contraintes météos nous conduisent à sélectionner la Dent de Crolles pour y faire une boucle par Guiers Mort (Galerie du solitaire et escalier bis).
D’après le descriptif le parcours comprend des rappels de corde et un rappel guidé au niveau de la cascade Elisabeth. Rendez vous est pris jeudi pour enkitter nos deux C40 (cordes de progression et de secours) avant de rejoindre le mur pour s’exercer aux rappels grâce aux instruction d’Hélène qui décide finalement de nous rejoindre pour cette sortie !

Rendez-vous est donné samedi à 7h30 au local .
Il est tôôôt et on est fatigué surtout Hélène qui était présente à l’AG du CDS qui s’est terminée la veille à minuit…

Nous prenons de l’avance durant le trajet mais lorsqu’on arrive de la neige compacte et glacée recouvre la route pour aller au parking de Perquelin et nous n’avons pas de chaînes. Après avoir insisté et poussé la voiture en vain on finit par se garer du mieux possible avant le parking.

A noter après Saint-Pierre-de-Chartreuse et au niveau du parking il n’y a plus de réseau mais on en retrouve dans le porche d’entrée.

Aurélie s’équipe et pour les autres nous nous équiperons dans le porche d’entrée.
On entame la longue marche d’approche à 10h07 (prévision 45min - 1h mais on mettra 1h45 🥵).
Il y a plus de neige qu’anticipé (à ce titre l’indication de cette webcam est peut être une indication fiable…). On s’enfonce parfois jusqu’aux genoux. On croise un trailer qui avait bivouaqué mais redescends car il y a trop de neige.

En arrivant en vue du porche d’entrée, il y a deux solutions pour accéder à la cavité : À droite une pente puis une vire permet d’entrer par le porche. À gauche seulement une grosse pente. On estime ne pas pouvoir passer par la gauche car trop pentu avec la neige. On passe alors à droite mais là la neige y est encore plus profonde on s’y enfonce jusqu’à la taille. Hélène n’arrive plus à avancer je passe devant pour voir mais c’est pas mieux je fais même pas un mètre. Jonathan passe devant et nous emmène jusqu’en haut en utilisant un kit devant lui pour tasser la neige. Il nous racontera s’être enfoncé jusqu’à la taille avec son pied se balançant dans le vide car la neige avait recouvert un ruisseau ! Ces derniers mètres sont les plus difficiles mais on finit par arriver un peu avant midi à la source du Guiers !
Nous retrouvons du réseau et Jonathan prévient Lolotte, notre équipe de surface.

Nous nous engageons dans la salle d’entrée aux alentours des 12h30. Le cheminement jusqu’au puits Pierre est facile et je trouve le réseau sanguin confortable.
Pendant que nous remontons le puits et qu’Aurélie attend en bas elle entend des gens et il s’avérera au croisement de la galerie du Solitaire et du boulevard des Tritons que c’était quelqu’un de seul, habitué du coin, qui allait jusqu’au puits Noir.

Nous sommes les premiers qu’il croise de la saison et certains l’entendent même s’exclamer “Ouah vous êtes des warriors !”

La galerie du Solitaire se parcours facilement et nous y prenons notre déjeuner un peu avant 14h.
Compter les croisements le long de la galerie du solitaire avec la topo permet de la parcourir sans erreur en cas de doutes mais le descriptif est clair.
Arrivé au croisement galerie Solitaire/boulevard Tritons/puits Noir, la suite est évidente et une inscription au dessus de la galerie menant au puits Noir permet de confirmer le sens de la progression.

Il faut ensuite parcourir la galerie du Faciès souriant sur environ 300 m (contrairement aux 70 m indiqué par le descriptif).

L’escalier bis est désormais aussi équipé en fixe ce qui a l’air beaucoup plus confortable qu’avant.

On arrive dans le collecteur et ça a été la partie la plus sympa mais aussi la plus chronophage de la sortie. Nous avons mis beaucoup de temps pour parcourir cette partie en nous déplaçant de sorte à éviter de se mouiller et en prenant le temps de se faire passer les kit sans les mouiller.
À un moment Aurélie fait tomber son descendeur dans une marmite ! Horreur ! Heureusement Hélène nous sort un montage hyper ingénieux, elle maintien le doigt du mousqueton de sa pédale ouvert avec un morceau de chambre à air pour en faire un crochet et Aurélie repêche ainsi son descendeur (procédé éprouvé de longue date et plusieurs fois !)
Au bout d’un moment on arrive sur une corde remontante sans savoir trop à quoi elle correspond, la topo ne nous aidant pas sur ce point. On se demande si c’est la vire des Stalactites que l’on doit atteindre mais ça colle pas encore avec le descriptif alors on continue.
On passe une dernière marmite qui comporte une corde tendue et nous emmène tout droit vers une corde remontante. C’est la corde qui faut emprunter pour rejoindre la vire des Stalactites.
Le descriptif induit en erreur puisqu’il précise :”Plus loin, une petite tyrolienne nous amène au pied de la vire des Stalactites (que l’on remonte, corde en place)”. Effectivement nous déduisons après que la petite corde que nous avons passée était la dite tyrolienne.
Je pars en éclaireuse remonter la corde et arrivée en haut il n’y a pas de doute possible : il y a une vire et beaucoup de stalactites et stalagmites. Le descriptif devrait plutôt être ainsi rédiger : “Plus loin, une petite tyrolienne nous amène sous la vire des Stalactites (que l’on rejoint en remontant sur une corde en place).”

On retrouve la rivière, que l’on voit ou entend sous nos pieds en fond de méandre. On cherche tout de suite à descendre le méandre comme l’indique le descriptif mais en réalité le descriptif induit en erreur. On s’engage dans le début du méandre en le traversant et en le reprenant par une galerie à gauche indiquée par un scotchlight. Revenus dans le méandre on décide de le descendre et progresser en bas mais assez vite on doit remonter pour progresser en haut.
On hésite un peu mais de toutes façons comme il s’agit d’un méandre et qu’on progresse dans la bonne direction on avance.
En fait, ce n’est qu’à la toute fin du méandre qu’il s’élargit, la rivière aussi et que nous devons redescendre pour le parcourir en bas. Aucun doute qu’on est au bon endroit lorsqu’on arrive à la plage et au siphon.

La suite du cheminement est facile jusqu’à la cascade Elisabeth et bien indiqué. On y descend le rappel guidé !!

On arrive assez rapidement, comme l’indique bien le descriptif, devant une ouverture au sol que l’on serait tenté de descendre mais qu’il ne faut pas descendre, c’est flagrant.

Le cheminement dans le labyrinthe est assez simple, toujours bien indiqué pas des barrages de pierres. Il faut toutefois bien veiller à surveiller le départ de galerie sur la droite comme indiqué par le descriptif !
Heureusement continuer tout droit nous mène très rapidement sur un cul de sac et faire demi tour permet de voir le scotchlight.

La suite est évidente, nous arrivons à la salle de l’Ouragan qui n’est pas en charge. Nous descendons sur la corde en place, non fractionnée contrairement à ce qui est indiqué par la topo. L’observation du superbe miroir de faille nous mène enfin dans la salle du départ !!!!
Nous nous déséquipons (en prenant notre temps, histoire de se rhabiller avec des vêtements et chaussures qui auraient dû être secs) et nous reprenons la route pour la marche de retour. Cette fois on passe par la main courante car visiteur isolé y avait fait la trace et avec aucune envie de repasser par la coulée d’avalanche…

Bien que je sois exténuée la marche retour passe rapidement en pensant aux soupes royco emmenées par Jonathan !!
Et arrivés au parking nous pouvons enfin déguster ce chef d’œuvre culinaire accompagné de pâté en croute. Couchés à 3h du matin…

Publié par
Saphire